Héroïsme ordinaire

Article en différé (oui je suis pas très spontanée comme fille)

Permettez-moi, en ce dimanche post cuital, de vous parler d’un sujet qui macère dans  le rhum ma tête depuis quelques semaines : la culture de l’héroïsme (ou plus précisément son absence).

Récemment, à la lecture d’une Nième enquête déprimante sur le moral (déprimé) des Français, je repensais à un article, lu il y a fort fort longtemps, préconisant le retour du héros comme remède à la morosité ambiante.

Vous dites? Régime autoritaire, propagande, nationalisme, beurk caca? J’entends. Laissez moi y revenir plus tard.

Paraîtrait qu’en janvier notre moral s’est amélioré. Nous serions près de 50% à avoir confiance en notre avenir, « dans une démarche de rupture » face à la crise_remarquez la jolie périphrase « démarche de rupture » pour dire « déni ».

Malgré cette embellie, c’est pas la touf dans les chaumières (notamment à cause de). Notre français moyen serait drogué déprimé, fataliste pessimiste, avec un profond sentiment d’injustice sociale quelle que soit sa place dans la société (patron, salarié, fonctionnaire, pareil !). Et ce depuis… Mais oui depuis quand au fait ? Depuis la collaboration ? Depuis le premier choc pétrolier ? Ou le second ? Depuis la bulle internet ? (Moi mon sentiment d’injustice sociale a commencé avec Loft Story). Disons simplement depuis longtemps.

Cet article donc, (impossible d’en retrouver la référence _peut-être dans feu Enjeux les échos, sais pu, mais forcément une revue intelligentes) avançait l’hypothèse que cette morosité était en partie liée au manque de héros dans notre société.

Le propos n’est pas de dire que nous manquons de compatriotes courageux et capables d’abnégation  (estimation grossière au doigt mouillé_chez les consultants on appelle ça « à dire d’expert »_ : on doit être dans la moyenne de l’humanité). Non le héros est dans ce cas à entendre comme une construction culturelle de masse (le héros, contrairement au chien, ne supporte pas la niche).

Et là vous vous demandez « et pour quoi faire? ». En version intello, la culture de l’héroisme ça sert à  « exalter » l’attachement des individus à une idéologie sociétale, politique ou religieuse (et pas à produire des blockbusters ou développer le marché du spandex). Donc oui, c’est vrai, ça sert à faire de la propagande. J’entends vos cris d’effroi.

Détendez-vous. Je suis intimement persuadée que le courage individuel peut faire avancer la société et toutes ses sous entités (jusqu’à vos propres cellules sociales, à vous, perso). Il s’agit donc de le promouvoir et de l’encourager. Pas de l’instrumentaliser au bénéfice d’une cause particulière. Idéalement il faudrait l’encourager à grande échelle. Mais peut-être plus raisonnablement en commençant en mode DIY à la maison. Diffusons l’histoire de ces héros « ordinaires » qui nous entourent. Ceux qui se résument, le temps d’un changement ou à l’inverse d’une résistance, à leur courage.

Pour finalement trouver les uns dans les autres, l’inspiration nécessaire pour aller de l’avant individuellement et socialement.

Voilà, c’était l’article snif snif ouin ouin du dimanche. Flagrant délit d’idéalisme. So sue me!

Tit’anne

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