Nouveau jeu de cartes (back to black)

A la veille du retour de l’enfant prodigue dans le monde du conseil (ô ignominie), laissez-moi vous expliquer le pourquoi du comment.

J’ai voulu bosser dans la mode. J’ai tenté l’aventure. J’ai appris plein de choses auprès d’Ema. Maintenant c’est fini.

J’ai voulu participer un peu à la startup de mon ex ex cher et tendre. Je l’ai fait. J’ai kiffé. J’aurais aimé en faire plus. Mais maintenant c’est compromis.

Petit retour en arrière… J’ai quitté mon précédent travail de consultante IT avec un handicap certain. Et double. D’abord, je l’ai quitté = j’ai démissionné = rien pour ma gueule, no flooze nada. Normal me direz-vous quand on jète un CDI si précieux par la fenêtre. Sauf que laissez moi vous rétorquer que la génération Y (la mienne donc), le CDI elle l’a compris, elle l’a regardé droit dans les yeux, et elle lui a craché à la figure. Je n’ai qu’à moitié l’impression d’avoir fait l’enfant gâté (mais en ces périodes de crises je ne vais pas m’appesantir sur le sujet). Mon second handicap c’est d’être partie en morceaux, démontée, évidée, proche de la mort cérébrale. J’aurais dû partir avant d’en arriver à de telles extrémités mais les choses se sont ainsi faites. Et disons que ce ne sont pas les conditions les plus favorables à une révolution personnelle. Ben oui, faut un peu d’énergie pour entamer tout type de changement.

Je dirais que je quitte, petit à petit, une phase de regroupement personnel. J’ai posé les stylo et fait le tri. J’ai essayé de savoir ce qui était important pour moi. De comprendre comment je m’étais égarée. Et seulement après, j’ai commencé à prendre des décisions. D’abord sur mon environnement. Pour en faire un atout et pas l’inverse. Puis sur moi-même. Pour éviter de reproduire la même chose.

Puis je me  suis rendu compte que je ne pouvais pas tout changer du jour au lendemain. Alors je suis revenue sur certaines décisions, je les ai adaptées, révisées.

Les grandes étapes de mes décisions :

– Juillet 2011 : c’est plus du possible, j’ai dépassé les limites de mes bornes, je décide de quitter boulot/copain/appart. Mon chéri s’inscrit sur meetic.

– Septembre 2011 : je reprends contact avec Ema, ça bouge pour elle, elle m’emmène avec elle c’est de la boulette.

– Octobre 2011 : je ré emménage chez mes parents, je reprends le footing, je profite de l’automne (il a fait super beau, vous vous souvenez?), je prends soin de moi… Et je passe un week-end prolongé chez Ema, c’est top, on bosse bien ensemble. J’y crois à mort.

– Novembre 2011 : je ne pense toujours pas à l’avenir, je bosse pour Ema, je m’éclate (et par moment je m’énerve aussi).

– Décembre 2011 : je rentre de presque une semaine avec Ema. Ca s’est mal passé. C’était pas productif. J’ai plein de doutes. Je commence à me dire qu’il y a de fortes chances pour que ça ne marche pas. Je déprime un peu. Mais côté coeur ça s’améliore. On passe en mode couple à distance.

– Janvier 2012 : Ema m’a dégagée. Maintenant c’est clair il va falloir bosser rapidement, pas moyen d’y échapper. Au début je me dis « surtout pas du temps plein ». Du coup je penche pour des petits boulots (parce que des missions de conseil IT à temps partiel ça paraît difficile). Je me vois barista. Serveuse. Je l’ai jamais fait mais pourquoi pas. J’essaye de m’imaginer dans une série pour trouver ça glamour (Rachel dans Friends, Penny dans The Big Bang Theory, etc etc). Et puis je me dis bosser ok mais pour quoi faire ? Il faut payer les factures certes mais ensuite ? Je suis quand même censée changer ma vie, partir à la quête du bonheur, exploiter tout mon potentiel… A quelle fin donc?

Si je prends un boulot à temps partiel, je ne pourrai que payer les factures, mais j’aurai un peu de temps pour réfléchir. En même temps ça fait 3 mois (27 ans) que je réfléchis…

Si je prends un boulot à temps plein dans le conseil, je vais pouvoir payer mes facture ET mettre de côté pour… Au choix : acheter un appart, investir dans une boîte, monter ma propre boîte.

Je penche finalement pour le retour au conseil. Et j’ai mis de côté l’idée d’achat d’appart, probablement né d’un besoin de stabilité mal placé. J’ai en parallèle commencé à réfléchir à ma propre boîte, à poser quelques idées.

Et voici comment je me retrouve aujourd’hui à repasser mes chemisiers avant un retour fracassant dans ce merveilleux univers du « conseil opérationnel » (=pas du conseil).

Stade de la reconversion : pending?

Tit’Anne

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