Je ne suis pas une chienne

C’est quoi une féministe? Est-ce que ça a des crocs, des poils au menton et est-ce que ça aboie?

La question est posée en toute candeur. A force d’émerger dans mon cerveau lors de disputes de couple, d’éloquents exposés de ma grande sœur, de débats avec les copines, de lecture de Causette et de la presse en général (je remarque et j’apprécie au passage ce qui me paraît être une médiatisation sans précédent, mais peut-être n’est ce que mon attention qui s’est polarisée différemment, surtout depuis que j’ai arrêté « Elle » et les magazines people)…

La féministe a-t-elle nécessairement les dents longues ? (va-t-elle a l’encontre de son âme maternelle comme défendu ici par exemple_attention dépaysement assuré)

La féministe doit-elle renoncer aux talons hauts, au maquillage et à l’épilation?

A-t-elle la haine des hommes ? (ou la haine tout court comme Michelle Rodriguez? La question se pose. Ou pas.)

Déteste-t-elle les femmes qui ne sont pas féministes? (« La femme est un loup pour la femme » me répétait Ema)

Se méfie-t-elle des enfants ? (et en particulier des futurs hooligans? serait-ce un adorable petit anglais ou juste mes préjugés?)

Est-elle végétarienne à l’image de Simone de Bougeoir? (j’imagine pour éviter la dépendance au produit de la chasse, activité masculine s’il en est…)

Fait-elle la cuisine? (Et si non, de quoi se nourrit-elle… Titiou semble se contenter de Vodka et de Nutella mais qu’en est-il d’Isabelle Alonso ? Hein ? Et que mangeait Simone _ de Beauvoir cette fois ?)

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Ce que veulent les « Girls » (le remake)

« Girls », c’est une histoire de contradictions (et de sexe). C’est la mise en image (avec talent) d’une confrontation, celle de notre patrimoine symbolique de femme (pensez déesse de la fécondité, princesse de conte de fées, femme d’intérieur des années 50, vierge Marie, Jeanne D’Arc, miss France, tout ça tout ça) avec une nouvelle « pensée » de la femme (ouai tout ça, et nan, c’est pas chiant pour autant).

« Girls » était annoncé comme le nouveau « Sex & The City ».

Je réponds « Marketing de bas étages pour appâter le chaland ». Certes il y a « The City » (les girls habitent à New York). Certes il y a du « Sex », et plutôt deux fois qu’une (là c’est moi qui cherche à appâter le chaland) mais exit les paillettes, les intérieurs parfaits, les amitiés fusionnelles et les fringues de couturiers.

Girls est au mieux, la version désenchantée/gueule de bois de « Sex & The City ». En héritage : du sexe décomplexé, mais c’est à peu près tout. 

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Résilience infantile

Idée de série de dessins. Des enfants inquiets. Avec les PITT achetés ce week-end (très contente de mon achat).

Tit’Anne

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Boudieu a écrit « Gnagnagni » et moi je dis « Attends, n’imp’ le mec »

Mon plus beau titre d’article à ce jour.

Mais donc, petits cavernicoles assoiffés de savoir, qu’a donc écrit Bourdieu que par « n’imp' » je traduis-je-je?

« Etant donné qu’elles ont partie liée avec l’Etat social et avec les positions « sociales » à l’intérieur du champ bureaucratique ainsi qu’avec les secteurs des entreprises privées les plus vulnérables aux politiques de précarisation, tout permet de prévoir qu’elles [les femmes] seront les principales victimes de la politique néo-libérale visant à réduire la dimension sociale de l’Etat et à favoriser la « dérégulation » du marché du travail »

Moi j’entends « les femmes ont tout à perdre avec la société de consommation ». Oui excusez mon besoin de simplification mais l’animal PB n’est pas connu pour sa capacité de vulgarisation.

Or je contrepète contrattaque ne suis pas d’accord. Oui Nous les Femmes sommes brimées par la société. Mais non la société de consommation n’est pas notre plaie. Pourquoi ? Parce que ça :

Oui c’est pas évident là comme ça. Je vous sens déçus.

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Ce que j’ai appris de l’industrie textile française

Alors voilà, pour ceux que ça intéresse, je me suis dit que j’allais faire un petit retour d’expérience sur mon passage express dans le monde de la production textile.

Je suis arrivée sur le projet d’Ema alors qu’elle avait dores et déjà dessiné sa collection, réalisé  les fiches techniques de ses modèles (sur lesquelles je vais revenir) et la réalisation de ses patrons et prototypes était en cours.

Les « fiches techniques » ce sont… En language informatique (qui vient probablement du vocabulaire industriel?), ce sont des spécifications générales. Elles sont composées d’un dessin technique qui n’est autre que la mise à plat de votre vêtement, de face et de dos, avec le positionnement des coutures, systèmes de fermetures, épaulettes etc. , et de tous les autres détails nécessaires au modéliste pour faire le premier patron.

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Le matin, quand je vais au boulot…

Dans ma tête j’entends ça :

En mode j’ai cru que le dossier était clos mais je repars à la bataille et ce coup ci je vais trouver la solution (mais ça va être dur et héroïque).

Ou si vraiment le réveil s’est mal passé :

En mode requiem for a dream quoi. Ca me semble suffisamment explicite. Littéralement explicite.

Tit’anne.

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Nouveau jeu de cartes (back to black)

A la veille du retour de l’enfant prodigue dans le monde du conseil (ô ignominie), laissez-moi vous expliquer le pourquoi du comment.

J’ai voulu bosser dans la mode. J’ai tenté l’aventure. J’ai appris plein de choses auprès d’Ema. Maintenant c’est fini.

J’ai voulu participer un peu à la startup de mon ex ex cher et tendre. Je l’ai fait. J’ai kiffé. J’aurais aimé en faire plus. Mais maintenant c’est compromis.

Petit retour en arrière… J’ai quitté mon précédent travail de consultante IT avec un handicap certain. Et double. D’abord, je l’ai quitté = j’ai démissionné = rien pour ma gueule, no flooze nada. Normal me direz-vous quand on jète un CDI si précieux par la fenêtre. Sauf que laissez moi vous rétorquer que la génération Y (la mienne donc), le CDI elle l’a compris, elle l’a regardé droit dans les yeux, et elle lui a craché à la figure. Je n’ai qu’à moitié l’impression d’avoir fait l’enfant gâté (mais en ces périodes de crises je ne vais pas m’appesantir sur le sujet). Mon second handicap c’est d’être partie en morceaux, démontée, évidée, proche de la mort cérébrale. J’aurais dû partir avant d’en arriver à de telles extrémités mais les choses se sont ainsi faites. Et disons que ce ne sont pas les conditions les plus favorables à une révolution personnelle. Ben oui, faut un peu d’énergie pour entamer tout type de changement.

Je dirais que je quitte, petit à petit, une phase de regroupement personnel. J’ai posé les stylo et fait le tri. J’ai essayé de savoir ce qui était important pour moi. De comprendre comment je m’étais égarée. Et seulement après, j’ai commencé à prendre des décisions. D’abord sur mon environnement. Pour en faire un atout et pas l’inverse. Puis sur moi-même. Pour éviter de reproduire la même chose.

Puis je me  suis rendu compte que je ne pouvais pas tout changer du jour au lendemain. Alors je suis revenue sur certaines décisions, je les ai adaptées, révisées.

Les grandes étapes de mes décisions :

– Juillet 2011 : c’est plus du possible, j’ai dépassé les limites de mes bornes, je décide de quitter boulot/copain/appart. Mon chéri s’inscrit sur meetic.

– Septembre 2011 : je reprends contact avec Ema, ça bouge pour elle, elle m’emmène avec elle c’est de la boulette.

– Octobre 2011 : je ré emménage chez mes parents, je reprends le footing, je profite de l’automne (il a fait super beau, vous vous souvenez?), je prends soin de moi… Et je passe un week-end prolongé chez Ema, c’est top, on bosse bien ensemble. J’y crois à mort.

– Novembre 2011 : je ne pense toujours pas à l’avenir, je bosse pour Ema, je m’éclate (et par moment je m’énerve aussi).

– Décembre 2011 : je rentre de presque une semaine avec Ema. Ca s’est mal passé. C’était pas productif. J’ai plein de doutes. Je commence à me dire qu’il y a de fortes chances pour que ça ne marche pas. Je déprime un peu. Mais côté coeur ça s’améliore. On passe en mode couple à distance.

– Janvier 2012 : Ema m’a dégagée. Maintenant c’est clair il va falloir bosser rapidement, pas moyen d’y échapper. Au début je me dis « surtout pas du temps plein ». Du coup je penche pour des petits boulots (parce que des missions de conseil IT à temps partiel ça paraît difficile). Je me vois barista. Serveuse. Je l’ai jamais fait mais pourquoi pas. J’essaye de m’imaginer dans une série pour trouver ça glamour (Rachel dans Friends, Penny dans The Big Bang Theory, etc etc). Et puis je me dis bosser ok mais pour quoi faire ? Il faut payer les factures certes mais ensuite ? Je suis quand même censée changer ma vie, partir à la quête du bonheur, exploiter tout mon potentiel… A quelle fin donc?

Si je prends un boulot à temps partiel, je ne pourrai que payer les factures, mais j’aurai un peu de temps pour réfléchir. En même temps ça fait 3 mois (27 ans) que je réfléchis…

Si je prends un boulot à temps plein dans le conseil, je vais pouvoir payer mes facture ET mettre de côté pour… Au choix : acheter un appart, investir dans une boîte, monter ma propre boîte.

Je penche finalement pour le retour au conseil. Et j’ai mis de côté l’idée d’achat d’appart, probablement né d’un besoin de stabilité mal placé. J’ai en parallèle commencé à réfléchir à ma propre boîte, à poser quelques idées.

Et voici comment je me retrouve aujourd’hui à repasser mes chemisiers avant un retour fracassant dans ce merveilleux univers du « conseil opérationnel » (=pas du conseil).

Stade de la reconversion : pending?

Tit’Anne

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Bon et cette reconversion alors ?!

Eh bien c’est long les enfants, un peu de patience.

Flashback :

Il y a environ 1 an 1/2, je me lançais le challenge de la reconversion. Enfin disons plutôt, il y a un an 1/2 j’ai commencé à en parler ici-même. L’action est venue après.

Actions de plusieurs type :

– J’ai écrit à plusieurs maisons d’édition, pour trouver n’importe quel boulot, en mode craquage : j’ai rien à vous donner mais prenez pitié. Ca n’a pas marché. C’est un monde sans pitié.

– J’ai répondu à des annonces sur fashionjobs.com, me concentrant sur ce qui ressemblait à de l’assistanat parce que en tant que consultante IT je ne voyais pas trop comment me positionner. Ca n’a pas marché. La directrice artistique de Hermès qqch (pas le prêt à porter) n’a pas voulu d’une IBMeuse comme assistante. Bizarre.

– J’ai écrit à une dizaine de maisons de couture en espérant décrocher quelque invitation à un défilé. Les temps ont changé. Je n’ai plus 11 ans, ça émeut moins. Et aujourd’hui la mode est à la mode, les wannabe sont beaucoup plus nombreux (quand j’étais petite, à part les acheteurs, les journalistes et les stars (quelques unes, moins qu’aujourd’hui), tout le monde ou presque se foutait des défilés de mode). Bref, échec.

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