Ce que j’ai appris de l’industrie textile française

Alors voilà, pour ceux que ça intéresse, je me suis dit que j’allais faire un petit retour d’expérience sur mon passage express dans le monde de la production textile.

Je suis arrivée sur le projet d’Ema alors qu’elle avait dores et déjà dessiné sa collection, réalisé  les fiches techniques de ses modèles (sur lesquelles je vais revenir) et la réalisation de ses patrons et prototypes était en cours.

Les « fiches techniques » ce sont… En language informatique (qui vient probablement du vocabulaire industriel?), ce sont des spécifications générales. Elles sont composées d’un dessin technique qui n’est autre que la mise à plat de votre vêtement, de face et de dos, avec le positionnement des coutures, systèmes de fermetures, épaulettes etc. , et de tous les autres détails nécessaires au modéliste pour faire le premier patron.

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Le matin, quand je vais au boulot…

Dans ma tête j’entends ça :

En mode j’ai cru que le dossier était clos mais je repars à la bataille et ce coup ci je vais trouver la solution (mais ça va être dur et héroïque).

Ou si vraiment le réveil s’est mal passé :

En mode requiem for a dream quoi. Ca me semble suffisamment explicite. Littéralement explicite.

Tit’anne.

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Nouveau jeu de cartes (back to black)

A la veille du retour de l’enfant prodigue dans le monde du conseil (ô ignominie), laissez-moi vous expliquer le pourquoi du comment.

J’ai voulu bosser dans la mode. J’ai tenté l’aventure. J’ai appris plein de choses auprès d’Ema. Maintenant c’est fini.

J’ai voulu participer un peu à la startup de mon ex ex cher et tendre. Je l’ai fait. J’ai kiffé. J’aurais aimé en faire plus. Mais maintenant c’est compromis.

Petit retour en arrière… J’ai quitté mon précédent travail de consultante IT avec un handicap certain. Et double. D’abord, je l’ai quitté = j’ai démissionné = rien pour ma gueule, no flooze nada. Normal me direz-vous quand on jète un CDI si précieux par la fenêtre. Sauf que laissez moi vous rétorquer que la génération Y (la mienne donc), le CDI elle l’a compris, elle l’a regardé droit dans les yeux, et elle lui a craché à la figure. Je n’ai qu’à moitié l’impression d’avoir fait l’enfant gâté (mais en ces périodes de crises je ne vais pas m’appesantir sur le sujet). Mon second handicap c’est d’être partie en morceaux, démontée, évidée, proche de la mort cérébrale. J’aurais dû partir avant d’en arriver à de telles extrémités mais les choses se sont ainsi faites. Et disons que ce ne sont pas les conditions les plus favorables à une révolution personnelle. Ben oui, faut un peu d’énergie pour entamer tout type de changement.

Je dirais que je quitte, petit à petit, une phase de regroupement personnel. J’ai posé les stylo et fait le tri. J’ai essayé de savoir ce qui était important pour moi. De comprendre comment je m’étais égarée. Et seulement après, j’ai commencé à prendre des décisions. D’abord sur mon environnement. Pour en faire un atout et pas l’inverse. Puis sur moi-même. Pour éviter de reproduire la même chose.

Puis je me  suis rendu compte que je ne pouvais pas tout changer du jour au lendemain. Alors je suis revenue sur certaines décisions, je les ai adaptées, révisées.

Les grandes étapes de mes décisions :

– Juillet 2011 : c’est plus du possible, j’ai dépassé les limites de mes bornes, je décide de quitter boulot/copain/appart. Mon chéri s’inscrit sur meetic.

– Septembre 2011 : je reprends contact avec Ema, ça bouge pour elle, elle m’emmène avec elle c’est de la boulette.

– Octobre 2011 : je ré emménage chez mes parents, je reprends le footing, je profite de l’automne (il a fait super beau, vous vous souvenez?), je prends soin de moi… Et je passe un week-end prolongé chez Ema, c’est top, on bosse bien ensemble. J’y crois à mort.

– Novembre 2011 : je ne pense toujours pas à l’avenir, je bosse pour Ema, je m’éclate (et par moment je m’énerve aussi).

– Décembre 2011 : je rentre de presque une semaine avec Ema. Ca s’est mal passé. C’était pas productif. J’ai plein de doutes. Je commence à me dire qu’il y a de fortes chances pour que ça ne marche pas. Je déprime un peu. Mais côté coeur ça s’améliore. On passe en mode couple à distance.

– Janvier 2012 : Ema m’a dégagée. Maintenant c’est clair il va falloir bosser rapidement, pas moyen d’y échapper. Au début je me dis « surtout pas du temps plein ». Du coup je penche pour des petits boulots (parce que des missions de conseil IT à temps partiel ça paraît difficile). Je me vois barista. Serveuse. Je l’ai jamais fait mais pourquoi pas. J’essaye de m’imaginer dans une série pour trouver ça glamour (Rachel dans Friends, Penny dans The Big Bang Theory, etc etc). Et puis je me dis bosser ok mais pour quoi faire ? Il faut payer les factures certes mais ensuite ? Je suis quand même censée changer ma vie, partir à la quête du bonheur, exploiter tout mon potentiel… A quelle fin donc?

Si je prends un boulot à temps partiel, je ne pourrai que payer les factures, mais j’aurai un peu de temps pour réfléchir. En même temps ça fait 3 mois (27 ans) que je réfléchis…

Si je prends un boulot à temps plein dans le conseil, je vais pouvoir payer mes facture ET mettre de côté pour… Au choix : acheter un appart, investir dans une boîte, monter ma propre boîte.

Je penche finalement pour le retour au conseil. Et j’ai mis de côté l’idée d’achat d’appart, probablement né d’un besoin de stabilité mal placé. J’ai en parallèle commencé à réfléchir à ma propre boîte, à poser quelques idées.

Et voici comment je me retrouve aujourd’hui à repasser mes chemisiers avant un retour fracassant dans ce merveilleux univers du « conseil opérationnel » (=pas du conseil).

Stade de la reconversion : pending?

Tit’Anne

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Bon et cette reconversion alors ?!

Eh bien c’est long les enfants, un peu de patience.

Flashback :

Il y a environ 1 an 1/2, je me lançais le challenge de la reconversion. Enfin disons plutôt, il y a un an 1/2 j’ai commencé à en parler ici-même. L’action est venue après.

Actions de plusieurs type :

– J’ai écrit à plusieurs maisons d’édition, pour trouver n’importe quel boulot, en mode craquage : j’ai rien à vous donner mais prenez pitié. Ca n’a pas marché. C’est un monde sans pitié.

– J’ai répondu à des annonces sur fashionjobs.com, me concentrant sur ce qui ressemblait à de l’assistanat parce que en tant que consultante IT je ne voyais pas trop comment me positionner. Ca n’a pas marché. La directrice artistique de Hermès qqch (pas le prêt à porter) n’a pas voulu d’une IBMeuse comme assistante. Bizarre.

– J’ai écrit à une dizaine de maisons de couture en espérant décrocher quelque invitation à un défilé. Les temps ont changé. Je n’ai plus 11 ans, ça émeut moins. Et aujourd’hui la mode est à la mode, les wannabe sont beaucoup plus nombreux (quand j’étais petite, à part les acheteurs, les journalistes et les stars (quelques unes, moins qu’aujourd’hui), tout le monde ou presque se foutait des défilés de mode). Bref, échec.

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Titiou Lecoq a fait un bébé…

Titiou Lecoq

Et je me sens trahie.

Un peu comme quand j’ai appris que dans la vraie vie, les acteurs de Roswell (ceux qui jouent Max et Liz) ne pouvaient pas se piffrer. Ou quand j’ai appris que Khaled avec son sourire jovial, eh ben en vrai il lui défonçait la gueule à Aïcha.

J’aime pas me faire avoir. Titiou, c’était l’anti-héroïne parfaite. Enfin presque. Parfaite parce que sans le sous, sans vie sociale, sans vie sentimentale (mais tellement marrante, ah, tellement marrante…). Seulement « presque » parfaite parce que, outre le fait qu’elle tenais un blog franchement top, madame se revendiquait maigre. Maigre aujourd’hui ça veut dire « corps parfait » alors j’avais un peu envie de la taper quand elle disait ça, mais pour le reste elle faisait tellement bien la looseuse que je lui pardonnais.

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Feu assistante trucmuche

 

Dans les épisodes précédents de titanne cherche sa voie (je refais le pitch pour ceux qui n’ont pas suivi) :

Dans le cadre de mes recherches désespérées bouteilles à la mer, j’ai rencontré une (merveilleuse, adorable, sublissime) styliste  qui a accepté de m’ouvrir le monde magique de la création de sa marque. Nous nous sommes rencontrées à plusieurs reprises en chair et en os, je l’ai accompagnée au salon Première Vision, je suis allée chez elle tout ça tout ça. J’ai même obtenu le titre honorifique d’assistante trucmuche (j’ai versé ma larme).

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Punaise je lutte!

Voici le produit de 3h de travail, sachant que j’avais déjà la maman et le bébé, hein… Pas glorieux quoi.

Je voulais publier la suite du dernier article plus rapidement que cela mais force m’est de constater que je suis une bille, un boulet, une quiche en Photoshop/Illustrator.

Mon insatisfaction permanente chronique m’a par ailleurs rattrapée. Je ne suis pas (mais alors vraiment pas) contente de mes précédents dessins, ou plus précisément de la composition/mise en page. C’est vide, illisible, nul en somme. L’idée m’a donc prise de faire des petites vignettes type BD. Sur le papier (nan vraiment, sur le papier avec un crayon, à l’ancienne), rien de plus simple. Sur Photoshop au secours.

Mes handicaps sont multiples. Le premier d’entre eux, c’est que je ne sais pas me servir de Photoshop (logique donc).

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