Reconversion : les plans sur la comète

Après bientôt 5 ans dans le conseil en informatique, il me faut bien admettre que je ne suis pas loin de péter une durite épanouie dans mon travail. Pire, il est source d’anxiété et consomme toute mon énergie.

Passée cette prise de conscience, reste encore à en accepter les conséquences. D’abord, on ne peut pas être heureux si on passe 10 heures par jour à brasser de l’air faire quelque chose qui n’a aucun sens pour soi. Donc, plutôt que de dépenser une fortune en thérapie (déjà fait) ou de pourrir son couple (en cours), il faut changer les choses. Revenir aux racines de sa motivation.

Quel est le dernier projet personnel qui nous a motivé? Pourquoi? Est-ce qu’on peut en faire quelque chose, gagner sa vie avec? Est-ce qu’on a les compétences pour? Et si non, comment monter en compétences?La racine de ma motivation, c’est la création. Et l’application qui m’a fait le plus rêver, l’habillement. Je dessinais sans cesse des vêtements, regardais tous les défilés de mode que je trouvais, me faisais même inviter à certains en écrivant des lettres enflammées aux maisons de couture. J’ai ainsi pu assister à un défilé de Karl Lagerfeld, Valentino, Jean-Paul Gaultier et Hervé Léger, j’ai aussi entretenu une correspondance pendant quelques temps avec l’attachée de presse de Chloé (cf. photo). Une dame charmante qui avait répondu à toutes mes questions sur l’organisation d’un défilé. Si elle existe encore, je la salue. En troisième j’avais décroché un stage chez YSL (j’en suis pas peu fière), dans un atelier de couture prêt à porter. Une jolie expérience, même si le RH que j’avais rencontré m’avais conseillé de ne pas faire d’école d’art, de rester généraliste et de simplement travailler dans ce milieu. Et puis plus rien. Pression (relative, je suis très influençable) des parents pour faire une filière scientifique (parce que « ça ne ferme pas de porte »), une prépa (que je n’ai finalement pas faite, j’ai échoué sur les bancs de la fac telle la rebelle que je suis)…

Après, entre un rêve de petite fille et un gagne pain, il y a forcément un fossé (un océan de difficulté?). Mais j’ai envie de tenter l’aventure.

Même si les choses ne sont pas encore bien « posées » dans ma tête, voici donc ce que j’envisage :

  • D’abord, quitter ma boîte
  • Ensuite trouver une formation de couture « théorique » parce que j’ai besoin des bases
  • Si possible la compléter en travaillant auprès d’une professionnelle
  • Et me lancer en auto-entrepreneur.

Aucune de ces étapes n’est « gagnée » d’avance, et surtout pas la première. J’ai encore beaucoup de choses à définir avant de faire le grand saut. Dont le budget car on peut facilement s’attendre à une baisse de salaire de 50%…

Je vous raconterai la suite d’ici très peu.

titanne

Faites tournerTweet about this on TwitterShare on Google+Share on Facebook

Post navigation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.