Une bouteille à la mer

Franchement la flemme de la dessiner…

Mais revenons à nos moutons. Je parle de cette bouteille. En fait ce sont plusieurs bouteilles à la mer. Toujours sur le chemin de la reconversion, et dans l’idée de « keeping the flame alive » i.e nourrir mes inspirations/aspirations, j’ai tenté d’entrer en communication avec des personnes/univers/industries qui m’intéressent. Et ce n’est que le début croyez-moi.

D’abord à propos de la confection de vêtements. Je le rappelle, c’est un rêve de petite fille, je n’ai ni compétences ni contacts sur le sujet. Juste des réminiscences de passion. Un entre-deux douloureux.

Je suis partie sur l’idée de « confectionner » moi-même pour moi-même juste pour voir si je pouvais envisager faire plus. Si c’était un peu réaliste. Ou pas du tout. Pas facile de monter en compétences toute seule dans son coin. J’en discutais avec un proche qui m’a exposé une vision différente. « Pas besoin de savoir faire le produit pour lancer sa commercialisation. Il suffit de sous-traiter. De toute façon l’important dans l’industrie du vêtement c’est le marketing et le réseau. »

Mouais. Ca suppose quand même un investissement financier important pas forcément à ma portée. Mais pourquoi pas. L’argent ça se trouve, il paraît. Seulement quand même, pour monter ce genre d’affaire, je ne me sentais pas de débarquer la bouche en coeur chez de potentiels sous-traitants. Je peux faire toutes les professions de foi que je veux, il faut un peu de concret dans tout ça.

D’où l’idée de contacter de jeunes créateurs de vêtements pour savoir comment ils ont monté leur structure, quelle partie est sous-traitée, comment, avec qui, etc. Juste pour me faire une idée. Et potentiellement dénicher d’autre contacts.

J’ai trouvé, au hasard d’un forum, une styliste et son adresse mail. Je lui ai donc écrit, en mode « on ne se connait pas mais je veux savoir tout de ta vie » qui l’a surement fait fuir (je m’en excuse auprès d’elle). Avec comme proposition du « skills surfing« . Ben oui, fallait bien que je lui propose quelque chose en échange d’un entretien. Sur la mode du « couch surfing« , je lui au donc proposé du « skills surfing » en lui exposant toutes mes compétences (du « je peux porter des cartons » au « je peux faire ta compta ») et lui proposant de piocher dedans. Je n’ai pas eu de réponse, ça n’a a priori pas fonctionné. Mais je compte bien trouver d’autres stylistes et les harceler de la sorte…

Ensuite à propos de l’édition… Ben oui j’en ai peut-être pas parlé mais j’aime lire et écrire. Beaucoup. Si je ne deviens pas créatrice de mode ce sera écrivain-oui je suis en pleine régression façon « quand je serai grande je voudrais… ». Donc pourquoi pas travailler dans l’édition même si je me doute que « aimer lire et écrire » n’est pas tout à fait euh… Suffisant (pertinent)?

Je me suis donc replongée dans mes baskets de petite fille, celle qui arrivait à décrocher des invitations aux défilés de mode parisiens avec ses mots, pour écrire une candidature spontanée inspirée. Morceaux choisis :

« pour moi ici il ne s’agit pas ici de vendre du rêve. Il s’agit d’identifier, de distiller, et enfin de diffuser l’âme de notre époque et des époques passées, rien de moins. Voilà un projet d’entreprise_pour revenir à des choses plus prosaïques_qui me transporte! Voilà un travail dont je serais fière! »

« Je ne connais pas l’ensemble des métiers de l’édition et même si je les connaissais, je n’aurais pas la prétention de briguer telle ou telle position. Ce qui me passionne c’est votre coeur de métier mais je veux avant tout aider, me rendre utile, apprendre. Je suis ouverte à toute mission ce que vous pourrez me mettre sous la dent, et je suis prête à tout mettre en oeuvre pour avoir la chance de travailler avec vous. »

Ton supplique quoi. Mais why not franchement, c’est pas comme si j’avais quelque chose à perdre et quelque chose à proposer. J’ai donc arrosé : éditions POL, éditions du seuil, Albin Michel, éditions du Cherche Midi, Gallimard, etc. Posté la semaine dernière. Si je n’ai pas de retour je retente dans quelques mois, j’ai d’autres idées pour les supplier :)

Toute cette démarche revient en fait à croire aux chemins alternatifs. A une forme d’altruisme, à la prise de risque. J’y crois, pour de vrai! Je pense qu’il faut frapper à toutes les portes. Plusieurs fois s’il le faut. Peu importe si le CV n’est pas adéquat, je mise sur la personnalité. Disons que je fais un pari sur l’avenir car au jour d’aujourd’hui j’aurais bien du mal à la définir mais je la cherche…

Voilà, en attendant de récolter quelque fruit de tout cela. Je croise les doigts.

titanne

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